RENAULT POURSUIT SES NÉGOCIATIONS PAS À PAS

Au cours de la troisième réunion de négociation, le 29 novembre, Renault a présenté de nouvelles mesures pour améliorer la compétitivité de ses sites. Le constructeur a proposé de mettre un terme au compte épargne-formation sur lequel, à fin novembre, Renault a comptabilisé 450 000 jours cumulés, et de revenir à des formations sur le temps de travail. Idem sur le capital temps individuel (CTI) qui représentait, fin novembre 2011, « près de 1,5 million de jours capitalisés », selon la direction. Il s’agirait cette fois de limiter le cumul à dix jours maximum par salarié.

Le constructeur est également revenu sur les détachements intersites, qu’elle veut pouvoir imposer si le volontariat ne suffit pas, et a proposé certaines garanties : durée inférieure à neuf mois, temps de déplacement supplémentaire d’une heure maximum par trajet…

Des propositions, mais pas véritablement de négociation, dénonce Fred Dijoux, le délégué central CFDT. Car Renault dévoile petit à petit les mesures de son projet d’accord. « La méthodologie n’est pas bonne. Nous n’avons pas de vision globale de l’accord qui nous permettrait de savoir où l’on va et de prendre position. Nous partageons le diagnostic, mais, pour aboutir à un accord donnant-donnant, il faut des contreparties palpables pour les salariés. En matière de garantie d’emplois, pour l’instant, Renault joue au chat et à la souris. » Prochaine réunion le 11 décembre.