DANS LE MONDE
Allemagne

13 700 salariées de Schlecker sur le carreau

Les drogueries Schlecker mettent la clé sous la porte. La décision a été prise le 1er juin par l’administrateur judiciaire de la société, en dépôt de bilan depuis janvier dernier : 13 700 salariées sont concernées, alors que Schlecker avait déjà procédé à 12 000 licenciements en mars. Les filiales à l’étranger ne sont pas affectées. En début de semaine, la filiale française a annoncé vouloir rejoindre le réseau Système U.

La réputation de Schlecker avait été mise à mal par plusieurs affaires dévoilant le traitement réservé à ses salariées, mal payées et surveillées (lire E & C n° 1006 et n° 989). Peu qualifiées, travaillant souvent à temps partiel, dans des magasins situés dans de petites localités, elles auront du mal à se reconvertir. Le gouvernement allemand a refusé d’intervenir, pointant les conséquences d’une mauvaise gestion. Et l’idée d’une société de reconversion financée par les États régionaux a buté essentiellement sur la résistance du parti libéral FDP, membre de la coalition au gouvernement. Le syndicat Ver.di souligne que très peu des licenciées de Schlecker ont jusqu’ici retrouvé un emploi.

Royaume-Uni

Faibles augmentations et gels des salaires, une « nouvelle norme », selon le patronat

La moitié des entreprises britanniques prévoient des augmentations inférieures à l’inflation et un cinquième un gel des salaires pour l’année à venir, selon un rapport de la confédération patronale CBI publié le 31 mai.

Selon le baromètre mensuel de la société de conseil IDS, le niveau moyen d’augmentation dans le secteur privé au début de cette année a été de 3 %, pour une inflation mesurée entre 3,5 % et 3 % en mars et avril et après un pic à 5,2 % en septembre dernier. Services publics compris, la hausse de salaire moyenne était de 2,8 % (en raison des gels des salaires actuels).