BÂTIMENT : ASSOUPLIR L’APPRENTISSAGE

Le bâtiment souhaiterait aligner les conditions d’utilisation des heures supplémentaires pour les apprentis mineurs sur celles des autres salariés, afin de « faciliter l’organisation des chantiers et l’intégration des jeunes dans les équipes de professionnels ». Pour ce faire, la publication du décret de l’article 26 de la loi du 24 novembre 2009 relatif aux travaux susceptibles d’être réalisés par un apprenti durant sa formation serait une bonne chose. Telle est l’une des revendications de la Fédération française du bâtiment exprimées dans un document intitulé “85 propositions de la FFB pour les élections législatives” livré la semaine dernière.

Ces entreprises, qui accueillent 100 000 jeunes apprentis chaque année, estiment que la réglementation actuelle (temps passé sur le chantier, heures supplémentaires soumises à l’administration, encadrement des travaux réalisables et machines ou outils à utiliser…) leur pose des difficultés d’organisation des chantiers.

Clauses d’insertion sociale

Parmi les autres souhaits de la FFB : comptabiliser les heures d’insertion des jeunes en apprentissage et en contrat de professionnalisation dans les clauses d’insertion sociale des marchés publics ; modifier la réglementation sur les formations obligatoires, en « formulant les obligations des entreprises sur des objectifs et non sur le respect des durées de formation ».