“FAUT-IL JETER LE CODE DU TRAVAIL AUX ORTIES”
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Dans son livre au titre volontairement provocateur, l’auteur, dirigeant d’un cabinet de recrutement, propose 20 mesures plus ou moins novatrices en faveur de l’emploi et de la compétitivité : création d’un indicateur de la valeur sociale ajoutée d’une entreprise, qui soit un véritable outil d’aide à la prise de décision pour les investisseurs ; réhabilitation de l’entreprise et de l’entrepreneur ; développement de la flexibilité ; simplification des relations entre les employeurs et les employés ; création d’un nouveau Code du travail ; annualisation du temps de travail… Avec la multiplicité des contrats de travail et une réglementation pléthorique, l’auteur estime que le droit du travail est le premier frein à la compétitivité et à l’embauche. Partisan du contrat de travail unique et d’un droit du travail simplifié, il considère que, pour se développer, une entreprise doit pouvoir recruter vite et bien, et se séparer facilement et bien d’un salarié. Il préconise une plus grande anticipation des conditions de sortie de l’entreprise, ce qui permettrait, selon lui, de supprimer les prud’hommes. Il recommande également une indemnisation des chômeurs à 100 % pendant douze mois en échange d’un accompagnement plus réactif et intensif, ainsi que d’aides à la mobilité renforcées. Pour que l’offre et la demande se rencontrent, il invite Pôle emploi à sous-traiter les relations avec les entreprises et l’accès direct des recruteurs à tous les demandeurs d’emploi (illégal actuellement). Au final, un florilège de mesures en faveur d’une plus grande flexibilité, qui voudrait dépasser les clivages gauche-droite.

Faut-il jeter le Code du travail aux orties ?

Jean-Christophe Le Feuvre, Eyrolles, 160 pages, 12 euros.