La négociation sur l’emploi des jeunes continue de patiner

La négociation sur l’emploi des jeunes n’en finit pas de démarrer. Le 29 mars, les partenaires sociaux devaient entrer dans le vif du sujet en abordant la question du financement de l’accompagnement des jeunes éloignés de l’emploi. Aucune mesure n’a pourtant été prise : tandis que le patronat a présenté un document jugé trop détaillé à ce stade par les syndicats, ces derniers, à l’instar de Gabrielle Simon (CFTC), proposent de « revenir aux fondamentaux : les publics cibles, les objectifs, les opérateurs, les financements, la gouvernance, le suivi »…Tous les négociateurs s’accordent pour recentrer les débats sur les jeunes les plus éloignés de l’emploi.

Discorde au sujet du financement

En revanche, la question du financement divise : les syndicats ont unanimement refusé la proposition patronale de mettre à contribution l’Apec, dont l’avenir est toujours en négociation. « Au titre de la solidarité », le patronat avait prévu d’affecter, en 2011 et 2012 et selon un montage très précis, une partie de ses réserves (plus de 51 millions d’euros) à l’accompagnement de jeunes issus ou non de l’enseignement supérieur. « Inacceptable », pour Marie-Françoise Leflon (CFE-CGC). « Ce serait la mort annoncée de l’Apec », renchérit Gabrielle Simon. Laurent Berger (CFDT) suggère, lui, de « relever en 2012 le taux de contribution des entreprises au FPSPP de 10 % à 13 % », et d’affecter les trois points supplémentaires aux jeunes. Pas plus le patronat que les autres syndicats n’ont accueilli avec enthousiasme cette proposition.

Le 7 avril, date de la prochaine séance, les négociateurs entendent bien boucler la partie “accompagnement des jeunes” et son financement, pour attaquer l’alternance, les stages, l’hébergement et le transport. A suivre.