Orientation à la hausse de l’emploi

Une progression de 24 000 emplois dans le secteur marchand selon l’Insee, et de 35 600 pour Pôle emploi. Si les statistiques publiées les 8 et 9 septembre diffèrent - le champ d’étude n’étant pas le même - la tendance demeure identique : au deuxième trimestre 2010, la courbe de l’emploi poursuit son redressement. Un signal d’autant plus positif que le premier trimestre 2010 était lui aussi marqué à la hausse (près de 36 000 emplois créés selon l’Insee) après sept trimestres de baisse consécutifs.

Pas de quoi conclure à une reprise solide de l’emploi, néanmoins. D’abord parce que l’industrie et la construction restent dans le négatif, avec respectivement 17 000 et 6 000 emplois détruits selon l’Insee*. Ensuite, parce que c’est encore l’intérim qui tire les chiffres vers le haut.

27 600 postes en intérim

L’Insee attribue au travail temporaire 27 600 créations de postes ce trimestre. Hors intérim, le tertaire est certes en progression (près de 20 000 emplois créés), mais moins fortement qu’au premier trimestre (31 600 emplois). De plus, l’emploi intérimaire a ralenti en juillet, avec une hausse de + 0,1 % par rapport à juin, contre des progressions de 2 % à 3 % les mois précédents, d’après Pôle emploi. Pour les mois à venir, Pôle emploi appelle d’ailleurs à la prudence, estimant qu’il n’y aura pas de créations nettes d’emploi au second semestre 2010.

* A noter que Pôle emploi, qui ne prend pas en compte les entreprises de moins de 10 salariés, enregistre 1 500 créations de postes dans la construction.

Peu d’embauches prévues fin 2010

→ D’après le baromètre Manpower des perspectives d’emploi publié le 7 septembre, le marché du travail sera « atone » au quatrième trimestre : 7 % des employeurs interrogés prévoient des hausses d’effectifs et 6 % des baisses, ce qui établit le solde à + 1 %, contre 4 % pour le troisième trimestre. Les secteurs de l’agriculture, la chasse et la pêche, ainsi que l’hôtellerie-restauration, affichent les plus fortes perspectives d’embauches. A l’inverse, les prévisions sont négatives dans les industries extractives, la construction, les services publics, la production et la distribution d’électricité, de gaz et d’eau.