Gel durable des salaires pour la fonction cadre

Avec la crise, les entreprises ont largement gelé les salaires de leurs cadres. Si les heureux bénéficiaires d’une augmentation représentaient encore une courte majorité (51 %) en 2008, seuls 4 cadres sur 10 ont vu leur fiche de paie réévaluée un an plus tard, selon une étude annuelle de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) publiée le 8 septembre. Un recul qui concerne autant les augmentations individuelles que les augmentations collectives.

« Les entreprises qui ont maintenu leurs augmentations individuelles ont certainement été plus sélectives dans le choix des bénéficiaires », font remarquer les auteurs de l’enquête. Sans surprise, ce sont les cadres travaillant dans des entreprises de moins de 20 salariés qui ont le plus souffert de la situation : à peine plus d’un quart (27 %) d’entre eux a vu son salaire réévalué. A contrario, ce sont les cadres des secteurs de la pharmacie et de l’énergie qui tirent le mieux leur épingle du jeu (respectivement 56 % et 52 % d’entre eux ont bénéficié d’une augmentation).

En 2009, le salaire médian se situait à 47 000 euros. Tiré par les gros salaires, le salaire moyen atteignait 53 000 euros, contre 51 000 en 2008.

La modération salariale devrait encore rester d’actualité dans les prochains mois : si 56 % des 1 600 entreprises interrogées par l’association ont l’intention de distribuer des augmentations à leurs cadres en 2010, 27 % sont certaines de ne pas le faire et 17 % déclarent ne pas avoir encore pris de décision à ce sujet.