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Savoir concilier maîtrise des coûts et efficacité

Dossier | publié le : 29.06.2010 | V. Q.

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Savoir concilier maîtrise des coûts et efficacité

Crédit photo V. Q.

Jusqu’en 2008, chacune des entités du groupe Bancel, réparties dans différentes régions du nord de la France, disposait de contrats collectifs santé distincts. Et certaines n’en proposaient même pas. « Nous songions à harmoniser ces régimes depuis un certain temps et nous avons profité de l’obligation légale [exonération fiscale, conditionnée au caractère obligatoire du régime, NDLR] pour tout remettre à plat. Nous avons présenté aux collaborateurs une solution avec Pro BTP, comportant des garanties équitables pour un coût acceptable », indique Régis Planès, directeur général délégué du groupe.

Une offre adaptée aux PME et TPE

Résultat : les 430 collaborateurs ont aujourd’hui une complémentaire santé à un coût resté stable (200 000 euros) pour l’entreprise. Un tour de force rendu possible par la formule de Pro BTP. L’organisme de prévoyance, qui assure un actif sur deux dans le BTP, a mis en place une offre standard adaptée aux PME et TPE, majoritaires dans ce secteur. « Nous proposons systématiquement la même gamme aux entreprises, ce qui permet de réduire les coûts de gestion. L’industrialisation concerne aussi le traitement informatique des décomptes, avec des solutions de gestion électronique de documents qui limitent les coûts », explique Sidoine Delteil, chargé de mission santé à Pro BTP. Les entreprises choisissent donc dans la gamme la formule qui leur est adaptée.

Le groupe Bancel a ainsi opté pour une formule moyenne pour ses ouvriers : prise en charge de l’avance des frais en tiers payant ; forfait de 150 euros en optique (250 euros pour les verres progressifs); prise en charge à 350 % du dentaire. Les Etam ont une formule légèrement améliorée sur la partie optique-dentaire ; les cadres sont moins bien pris en charge sur les dépassements d’honoraires mais sont bien couverts en optique et en dentaire. ProBTP propose aussi une solution de “gamme à étage” : les salariés qui le souhaitent peuvent rajouter des prestations en payant un complément. Chez Bancel, 5 % l’ont fait.

Régis Planès a comparé les offres des différents assureurs avant de faire son choix : « Pour les ouvriers, l’offre Pro BTP est ce qu’il y a de mieux pour l’entreprise comme pour le salarié. Par exemple, le salarié ne paie de cotisation que lorsqu’il est effectivement présent. Il ne l’acquitte pas pendant ses congés payés. En revanche, l’offre pour les Etam et les cadres ne se distingue pas de celle des autres assureurs. »

Aujourd’hui, les grands gagnants sont les ouvriers. « Dans les agences qui n’avaient pas de complémentaire santé, les ouvriers dépensaient 180 euros pour se payer leur propre mutuelle. Aujourd’hui, ils dépensent 40 euros en moyenne », indique Daniel Winczlawski, cadre dans l’agence du Pas-de-Calais et délégué central (CFDT) au CE groupe, qui a été moteur dans l’adoption de la complémentaire santé pour tous. Une économie qui n’était pas du luxe : sondés récemment par le CE groupe, la majorité des salariés s’est prononcée contre l’amélioration des prestations (en optique et en dentaire) de leur régime actuel. La direction était pourtant partante, mais les ouvriers devaient ajouter une vingtaine d’euros chaque mois.

GROUPE BANCEL

• Activité : BTP, électricité, automatismes industriels.

• Effectif : 430 salariés.

• Chiffre d’affaires 2009 : 45 millions d’euros.

Auteur

  • V. Q.