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La période de professionnalisation séduit toujours

L’actualité | publié le : 22.06.2010 | LAURENT GÉRARD

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Dans ce baromètre désormais semestriel et non plus annuel, l’Agefos-PME constate que le nombre d’entreprises faisant l’objet de demandes de formation via la période de professionnalisation ne cesse d’augmenter : de 14 % en 2006, il passe à 26 % en mai 2010 pour les TPE (1-9 salariés); et de 16 % en 2006 pour les PME (10-499 salariés), il grimpe à 34 % en mai 2010 ! Cet engouement se traduit dans les chiffres de gestion de l’Opca interprofessionnel : le nombre de périodes de professionnalisation y a explosé de + 60 % entre 2007 et 2009.

Demandes de DIF

Concernant le droit individuel à la formation (DIF), c’est moins net. Seules 16 % des TPE déclarent faire l’objet d’une demande de DIF en mai 2010, alors que ce chiffre est de 34 % pour les PME. Mais le taux de demandes de DIF atteint 75 % des salariés dans les entreprises de plus de 200 personnes ! Le recours au DIF est donc davantage corrélé à la taille de l’entreprise que ne l’est le recours à la période.

Sur le contrat de professionnalisation, le constat est plus négatif. « Le contrat de professionnalisation ne décolle pas, constate Joël Ruiz, directeur Agefos-PME, alors que le contrat d’apprentissage repart, ce qui est un signe de recrutement. »

Manque de temps

Bilan : pour plus de la moitié des entreprises (56 %), le manque de temps reste le principal frein au départ en formation de leurs salariés, à un niveau moins prégnant que l’année dernière (65 %). Nouveauté : les problèmes de financement sont désormais placés en deuxième position des difficultés, pour 28 % des entreprises interrogées.

Cette question du financement fait naturellement le lien avec la nouvelle loi relative à la formation professionnelle du 24 novembre 2009. Selon l’Agefos-PME, cette loi bénéficie d’« une notoriété relativement élevée, car elle est connue par 42 % des entreprises. Pour comparaison, la notoriété de la loi de réforme de 2004 n’était que de 20 % en 2004-2005 ! », se souvient l’Opca.

39 % des TPE déclarent avoir eu connaissance des nouvelles dispositions législatives concernant la réforme en cours, 57 % pour les PME et 90 % dans les structures de plus de 200 salariés. Plus précisément : 28 % des dirigeants et RRH connaissent la préparation opérationnelle à l’emploi (POE), une des dispositions phares de cette nouvelle loi. Un chef d’entreprise sur deux serait d’ailleurs intéressé par ce dispositif. L’Agefos-PME estime que 28 % « est un très bon score ».

Le DIF portable est à peine moins connu (27 %). Sa notoriété est de 24 % dans les TPE et de 80 % dans les entreprises de plus de 200 salariés. « 59 % des dirigeants considèrent la portabilité du DIF comme un avantage dans le cadre d’un recrutement, sachant que le DIF portable peut-être financé par un Opca », analyse l’Agefos-PME.

Un soutien attendu des Opca

Face à cette réforme, 25 % des dirigeants et RRH des TPE-PME souhaitent être accompagnés par leur Opca. Ce taux est plus élevé dans les entreprises de 20 à 199 salariés (40 %) que dans les TPE (23 %). Les PME sont davantage en attente du soutien des Opca, notamment en ce qui concerne le conseil et l’accompagnement sur les thématiques de recrutement (43 %), la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (27 %) et l’analyse des besoins en formation (43 %).

* Enquête menée par Ipsos du 3 au 10 mai 2010, selon la méthode des quotas, par téléphone auprès de 500 employeurs (dirigeants et responsables RH) d’entreprises de 1 à 499 salariés.

Auteur

  • LAURENT GÉRARD